Fantassin pattern
Édito

Cas pratiques d’UX Design appliqué.e

Dans nos métiers du web, il y a des mots qui sonnent à la fois comme une promesse et un mystère, mais dont la compréhension est souvent très floue. Pour mieux saisir les enjeux de l’UX Design, autrement appelé « design d’expérience utilisateur », on vous propose quelques cas pratiques pour se rendre compte de son utilité et ses apports concrets.

Commençons donc par un petit rappel : l’UX, ce n’est pas juste refondre une interface et la rendre plus agréable pour les utilisateurs. C’est un travail de fond qui vise à la prise en charge globale de son utilisateur, en tant qu’être humain. C’est intégrer dans la réflexion ses habitudes, ses réflexes, ses comportements. C’est parvenir à transmettre la sensation que ses attentes ont été prises en compte, et ont fait l’objet d’une attention toute particulière.

L’UX Design, c’est oublier les conceptions abstraites pour considérer des personnes, qui interagissent avec leur environnement. Avec leur vécu et leur sensibilité. On peut donc l’appliquer à un grand champs de questions. On vous propose donc trois cas d’application d’une logique UX à des domaines bien différents !

Personnaliser son approche commerciale

Réaliser une étude poussée des profils de ses cibles commerciales ouvre la porte à des approches plus riches et donc bien plus intéressantes (dans leur conception et dans leurs résultats !). C’est un outil majeur de l’UX Design : la définition de personae, soit des archétypes d’utilisateurs dont on va explorer en détail la personnalité, les comportements, les habitudes, les attentes, les objectifs… mais aussi les préjugés, les blocages, les interrogations, etc…

Au delà de cet exercice qui permet de cultiver l’empathie, envisager ses futurs clients comme des humains plutôt que des portefeuilles est toujours une stratégie gagnante (quand c’est vous le client, c’est bien ce que vous attendez, non ?).

En s’attachant à comprendre les objectifs, préoccupations et contraintes des gens avec qui on fait du business, on s’offre une meilleure compréhension de leurs enjeux, souvent bien différents des nôtres. Et comprendre ces enjeux, c’est comprendre quel facteur va décider l’acte d’achat.

Ainsi, on peut adapter notre stratégie d’approche, notre posture ou encore les sujets de conversation ayant du sens pour nos cibles. C’est un travail précieux, encore plus pertinent lorsqu’on intègre une stratégie marketing à sa communication.

Chez nous par exemple, on utilise cette méthode et notre étude de personae pour élaborer les sujets de notre blog ou composer des pages de contenus spécifiques à chaque profil.

Humaniser sa gestion des ressources humaines

Comme on aime le répéter à l’agence, l’efficacité d’un outil se mesure aussi à la manière dont les personnes aux fourneaux s’en servent quotidiennement.

A l’échelle d’une entreprise, la considération d’une équipe est une donnée clé d’engagement, et donc de réussite. Encore une fois, et sans tomber dans une démarche plus démographique que RH, il suffit de s’intéresser à son équipe en tant que groupe d’humains pour de rendre compte des choses importantes à mettre en place pour que tout le monde se sente bien. Pour que chacun puisse être pris en compte à la lumière de sa personnalité, de son rythme et de ses forces. En tant qu’individu, et pas en tant que fiche de poste.

Chez Fantassin, nous répétons par exemple un atelier de manière annuelle : celui des courbes. Chaque membre de l’équipe complète une courbe indiquant son état de forme sur deux échelles : journalière / à l’échelle d’un projet.

Ces courbes sont bien sûr commentées, les émotions liées à chaque état sont précisées, et le tout est présenté collectivement. Cette démarche collective permet à tout le monde d’identifier ses collègues de manière plus empathique et personnelle. De se comprendre pour mieux communiquer.

Associé à nos 4 entretiens individuels, la démarche nous permet une gestion des ressources humaines qui engendre de l’implication individuelle et collective, un esprit d’équipe et une culture d’entreprise puissante. Et là, on a même pas encore parlé de l’exploitation de ces informations pour composer des espaces de travail pour nos équipes.

L’amélioration des environnements de vente physique

Les architectes d’intérieur n’ont pas attendu l’émergence de l’UX Design pour s’intéresser aux parcours physiques des clients d’une boutique.

On parle là d’étude des circulations. Encore une fois, quelques exemples suffisent pour illustrer l’intérêt de réaliser une étude de personae des visiteurs d’une boutique, pour sortir de la simple considération des produits qu’ils viennent acheter.

Prenez l’exemple d’une boutique qui vend des jouets pour enfants : les personae « parent » et « enfant » seront le centre de la réflexion, et la solution architecturale devra autant prendre en compte la fatigue potentielle du ou des parents, et l’excitation débordante d’un enfant au milieu d’un magasin de jouets ; les circulations pensées pour des enfants qui courent autant que les espaces où les poussettes resteront immobiles…

Cet exemple simple démontre qu’on ne peut pas considérer un espace à la simple lumière de sa destination initiale : vendre des objets. Penser UX, c’est aussi penser service. Et dans le cadre des points de vente physique, on a pas besoin d’avoir fait l’ENA pour penser à des services qui feront la différence et resteront mémorables pour nos personae.

Et dans votre secteur d’activité, comment peut-on appliquer une démarche d’UX Design pour améliorer les choses ?