Be The Black Sheep : une histoire d’affirmation de soi (et de coupe mulet)

Jus de cerveau

La vie, c’est une suite de routines et de surprises plus ou moins agréables. Il y a le confort des habitudes, et il y a des situations qui viennent bousculer l’ordre établi. Des situations qui peuvent paraître inextricables, qu’on contourne, qu’on affronte ou qu’on résout avec de la débrouille et les moyens du bord. 

Bref, la vie, c’est un épisode de MacGyver. 

Du coup, c’est quoi ce truc de mouton noir ? On l’a dit dans le titre, c’est une histoire d’affirmation de soi. De préparation pour développer des facultés d’adaptation.

De choix qui déterminent des actions, et donc des réactions. 

Quand il s’agit d’habitudes, ça va, tout le monde sait faire :  métro, boulot, Netflix, dodo. On coche les cases de la vie bien accomplie : la famille, le crédit, les vacances à la mer. On a les repères culturels et sociaux pour que ça se passe sans trop réfléchir. 

Mais quand on parle des situations exceptionnelles, celles qui nécessitent de laisser de côté ses automatismes, celles qui viennent réveiller des connexions de neurones oubliées, qui nécessitent de penser autrement, de sortir du cadre et de se sortir les doigts, vaut mieux être préparé à sortir de sa zone de confort. Et là, c’est pratique d’avoir un couteau suisse à portée de main. 

Il y a MacGyver…

Mi aventurier mi agent secret, bidouilleur de l’extrême. À la rescousse de la veuve et de l’orphelin, il vient à bout de n’importe quel obstacle à la seule force de son canif et de sa coupe mulet (les lunettes doivent aussi jouer un rôle).

Mais MacGyver, c’est surtout un homme qui a choisi sa propre voie : militant anti-armes, il a soif de justice et préfère mettre ses compétences scientifiques au service des personnes qu’il aide. Il va là où son coeur l’entraîne. Il mène une vie qui correspond à 100% à ses convictions.  

… et il y a tous les autres.

Mais que serait MacGyver sans tous ses personnages secondaires ? Toute sa saveur vient de la comparaison avec cette galerie de personnage qui suit une voie plus stéréotypée.

L’ennemi juré Murdoc, maître du déguisement, fourbe et dénué de principes. 

Le meilleur ami et patron Peter ; celui dont on dit qu’«il est gentil» et qui se laisse parfois entraîner dans de folles aventures. 

Il y a aussi Jack, l’ancien camarade de classe. Le type un peu encombrant, en quête perpétuelle de richesse, au final un peu loser. Mais on l’aime bien, quand même.

Chacun d’entre eux ajoute de la nuance à la série. Et même s’ils sont un poil caricaturaux, ces personnages ressemblent tous à des gens qu’on a rencontrés dans notre vie. C’est aussi ça, la recette du succès de MacGyver !

Et votre truc de Black Sheep alors ?

Pour nous, cette série représente parfaitement le concept du Black Sheep : celui qui, en opposition au troupeau de moutons blancs, choisit de suivre sa propre voie pour trouver des solutions innovantes quels que soient les moyens à sa disposition. Quitte à abandonner son confort. 

Et MacGyver en est un vrai, de mouton noir : il ne privilégie pas la facilité, mais la réflexion, l’intuition, la sincérité et la bienveillance. Ses objectifs sont avoués et clairs. Et même si on peut se demander s’il n’est pas un peu niais de temps en temps, on reste tous de son côté.

Interlude test : calculez votre pourcentage de “mouton noiritude” 

L’histoire dont vous êtes le héros

Face à MacGyver, chacun des personnages de la série se place à une échelle différente de la mouton noiritude. Car oui, ce mot existe (dans cet article, du moins). Et vous, alors, où vous situez-vous ? 

Que privilégiez-vous, dans votre vie ?

Quel est votre moyen de transport favori ?

Comment réagissez-vous face au stress ?

Comment êtes-vous perçu par les autres ?

Quelle est votre plus grosse faiblesse ?

Le verdict

Vous avez plus de A : 50% mouton noir

“Je suis un killer et je détruis tout sur mon passage” – Vous êtes Murdoc

Vous savez ce que vous voulez et c’est un atout indéniable. Le souci, c’est que vous n’hésitez pas à écraser les autres pour y parvenir, en employant toutes les ruses à votre portée : mensonge, trahison et même parfois, bazookas et dynamite. Et à la fin de la journée, vous enlevez votre col roulé noir en repensant à tous vos ennemis vaincus.

Vous avez plus de B : 25% mouton noir

“Je veux du cheap and fast” – Vous êtes Jack Dalton

Votre objectif de vie : tout obtenir le plus vite possible. Dans le perso, vous vous donnez un mois pour vous marier, avoir cinq enfants et acheter une résidence secondaire en Espagne. Dans le pro, vous attendez les dossiers pour avant-hier. Le tout, évidemment, à moindre coût. Et à la fin de la journée, vous élaborez des plans pour tenter de conquérir le monde avec deux euros.

Vous avez plus de C : 0% mouton noir

“J’ai choisi la sécurité mais je cède parfois au frisson” – Vous êtes Peter Thornton

Avec l’âge, vous avez tendance à vous reposer un peu sur vos acquis. A choisir, vous préférez rentrer dans le moule, pour être sûr de ne prendre aucun risque et de plaire à tout le monde. Et à la fin de la journée, vous retirez votre cravate en rêvant de l’aventure qu’il vous manque dans votre vie et dans votre travail.

Vous avez plus de D : 100% mouton noir

“Une allumette et un élastique ? C’est parti pour conquérir le monde” – Vous êtes MacGyver

Tadam ! Vous êtes un véritable mouton noir ! Vous avez trimé pour arriver là où vous êtes, vous avez pris des risques et fait de véritables choix, qui ne collent pas avec la norme établie. Vous vous fiez, d’ailleurs, fréquemment à votre instinct. Et à la fin de la journée, vous vous mettez en route pour votre cours de crossfit et recoiffant votre coupe mulet, parce que le challenge, c’est aussi en dehors du bureau.

Pourquoi être un mouton noir ? 

Et si ce concept de black sheep marchait aussi pour le business ? Vous comme nous, on en connaît plein des entreprises en mode Murdoc, Dalton, ou Thornton. Des entreprises qui écrasent leurs concurrents de façon déloyale, qui veulent faire vite au détriment du bien, ou qui vivent sans frisson et sans péril. Mais ne jugeons pas, chacun sa vision !

Pourtant, nous sommes persuadés qu’il y a une autre manière de faire : celle du mouton noir. C’est une véritable démarche, qui ne se fait pas du jour au lendemain. 

Avant d’affirmer sa différence, il faut déjà pouvoir la reconnaître et l’assumer. Car il n’est pas toujours facile de choisir cette voie. Parfois, elle peut vous fermer des portes. Celles des clients qui préfère suivre une tendance rassurante, au détriment d’une singularité stimulante. Mais ces portes, est-ce que vous souhaitez réellement les franchir ? 

Être un mouton noir dans le business, c’est atteindre les clients qui recherchent la même chose que vous : le travail bien fait, la sincérité et l’engagement. C’est partir du principe que l’objectif n’est pas d’avoir 1000 clients qui ne vous correspondent pas, mais plutôt d’en avoir 10 avec qui vous pouvez laisser votre personnalité s’exprimer. 

Et à la fin de la journée, vous pourrez regarder en face vos progrès (et votre mulet) et en être fier.